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Richard Cazenave

Membre honoraire du Parlement

vendredi 22 août 2008

International

Afghanistan : nous devons avant tout à nos soldats une stratégie gagnante

Autant le dire clairement, je pense que la stratégie de l'OTAN en Afghanistan nous amène dans le mur.

Les ingrédients de l'échec sont en place depuis plusieurs années.

-> Premièrement, comme je l'avais dit à l'automne 2001 à New York à l'Ambassadeur des États-Unis auprès de l'ONU,[1] la seule stratégie possible pour les forces dites occidentales eût été de donner dès le départ les moyens politiques et les appuis militaires à la seule force anti-taliban qui existait dans le pays : l'Alliance du Nord, qui s'était ouverte aux composantes pachtounes. Sept ans après, l'armée afghane compte moins de 60 000 hommes, est mal équipée, et est formée selon des méthodes éloignées de sa culture et de son histoire. Quant aux forces de l'OTAN, elles représentent aujourd'hui 70 000 soldats quand l'armée soviétique, forte de 250 000 hommes, a dû se résoudre à constater son échec à tenir le terrain.

Le pire, c'est qu'Obama et McCain, qui veulent faire de ce pays le « centre de la guerre contre le terrorisme » et qui proposent d'envoyer 10 000 soldats supplémentaires, ne semblent toujours pas, ni l'un ni l'autre, avoir compris que cette stratégie était vouée à l'échec...

Massoud

-> Deuxièmement, la solution Karzaï comme Président, qui a été formé et qui a vécu aux États-Unis, a été imposée à l'ensemble des chefs et des tribus afghans, qui s'y sont résignés dans l'espoir qu'une manne économique accompagnerait ce choix politique. Or l'effort occidental en Afghanistan est resté négligeable au regard des enjeux pourtant considérables et des moyens qui auraient été nécessaires pour gagner sur ce front économique et social. L'aide économique en Afghanistan représente 1% seulement des dépenses militaires engagées en Irak par les Américains, alors que le vrai front anti-terroriste se jouait dans les campagnes afghanes. Il aurait fallu au contraire mettre le paquet dès le début. Et la manne attendue n'arrivant pas, le vide économique et politique des campagnes de l'Est et du Sud du pays a été assez facilement réinvesti par les Taliban, dont l'organisation parallèle est de fait acceptée par tous les ruraux de ces zones.

On peut dire aujourd'hui que les populations afghanes ont retrouvé, au-delà des sourires de façade adressés à nos soldats, un anti-occidentalisme de base qui en fait des alliés objectifs des Taliban.

-> Troisièmement, la situation politique au Pakistan n'était déjà pas brillante en 2001 ; elle est pire aujourd'hui avec l'assassinat de Benazir Butho et la démission de Pervez Musharaf, avec une coalition dont les membres sont en désaccord sur tout, notamment sur la lutte anti-terroriste. Elle laisse ainsi les rênes lâches sur le cou de l'armée pakistanaise et des services secrets. L'armée, obsédée par le risque Indien, considère l'Afghanistan comme un élément de "profondeur stratégique". En clair, l'armée pakistanaise ne veut pas d'un pouvoir politique afghan à Kaboul qui ne soit pas directement à sa main ; par conséquent les Taliban continuent de bénéficier objectivement de leur soutien.


En conclusion, la stratégie de l'OTAN doit être révisée, et ses objectifs fixés de façon réaliste.

  1. La reconstruction d'un État sur l'ensemble du territoire afghan est aujourd'hui un objectif impossible à atteindre. En tout état de cause, il serait suicidaire pour l'OTAN de vouloir remplacer l'État et l'armée afghane dans les zones du pays où est en train de se cristalliser l'anti-occidentalisme.

  2. Pour ces mêmes raisons, et à cause de l'attitude pakistanaise, la destruction de tous les foyers terroristes est aussi un objectif impossible à atteindre. Que l'on songe que nul n'a pu jusqu'ici déloger Ben Laden de son repère dans les zones tribales de l'Ouest pakistanais, proches de la frontière afghane. Cela ne signifie pas retirer toutes nos troupes d'Afghanistan, mais leur fixer des missions différentes, et en aucun cas leur donner mission de "tenir" des territoires avec des troupes à pied - qui plus est dans les conditions discutables de l'opération de Saroubi[3] - dans un pays où tout, de la géographie à l'histoire et aux traditions, nous est défavorable. Cela ne signifie pas non plus renoncer à la lutte contre le terrorisme, mais là encore le combattre plus efficacement. Des actions de forces peuvent être organisées selon les besoins stratégiques ; des raids aériens peuvent être conduits sur des bases d'entraînement de terroristes qui se reconstitueraient.

  3. La question politique pakistanaise ne peut pas être évacuée ou laissée en-dehors du champ des discussions.

C'est à la lumière de ces trois constatations incontournables que la stratégie de l'OTAN doit impérativement être clarifiée et redéfinie. Par ailleurs, si des moyens supplémentaires doivent être donnés, ils doivent l'être au profit de la formation et de l'équipement de l'armée afghane qui doit être portée à 150 000 hommes au minimum. C'est ce que la France a tenté de plaider jusqu'ici, peut-être trop timidement. Il ne s'agit pas de tourner les talons, comme le demandent certains leaders politiques de gauche ou d'extrême gauche, car en effet c'est bien là que se joue une partie de notre liberté et de notre sécurité ; mais il s'agit d'intervenir avec lucidité et efficacité si l'on ne veut pas offrir aux Taliban de nouvelles victoires médiatiques aux dépends des vies des soldats de l'OTAN.


Photo

Avec Ahmad Shah Massoud dans la vallée du Panshir, en juin 2000.


Notes

[1] En tant que président du groupe d'étude de l'Assemblée nationale sur l'Afghanistan

[3] Je rappelle au passage que les Turcs et les Italiens qui nous ont précédés n'avaient pas quitté leur fortin depuis des mois...

jeudi 27 mars 2008

International

À 4 mois des JO de Pékin, une course contre la montre pour la survie du Tibet et la liberté d'un peuple

Les engagements pris par les dirigeants chinois auprès du CIO pour l'organisation des Jeux de Pékin laissaient augurer des progrès en matière de droits de l'Homme. C'est d'ailleurs une des principales motivations - l'encouragement à l'ouverture démocratique de la Chine - de l'attribution des JO de 2008 à la Chine.

Or c'est exactement l'inverse qui s'est produit jusqu'ici : internement massif de "dissidents" sur l'ensemble du territoire, contrôle inégalé de tous les moyens de communication, répression brutale et sanglante au Tibet, menaces à la communauté internationale de s'occuper de ce qui la regarde !

RC et le Dalaï LamaEn ce printemps 2008, on retrouve dans la logorrhée des dirigeants chinois les poncifs les plus éculés et les plus ringards des dictatures marxistes : les responsables des incidents seraient « le Dalaï Lama et sa clique », qui « encouragent et planifient les incidents violents sécessionnistes »... et l'on promet aux moines une « éducation patriotique »...

Quand on sait que le Dalaï Lama est critiqué par les jeunes tibétains parce qu'il se contente de demander un « dialogue avec le gouvernement chinois » pour obtenir le « respect des dispositions de la constitution chinoise sur la réelle autonomie régionale du Tibet », on mesure l'ampleur de l'imposture de la rhétorique du parti communiste chinois, et accessoirement, le peu de cas que ses dirigeants font de leurs engagements à l'égard de la communauté internationale.

Des engagements dont nous sommes en droit (et en devoir) de réclamer le respect.

Boycott ?

La cérémonie d'ouverture des Jeux est prévue pour le 8 août. Nous devons dire qu'à ce jour, les conditions de notre participation pleine et entière à ces Jeux, voire notre participation tout court, ne sont pas réunies.

Il faut que les dirigeants chinois comprennent que le mépris qu'ils affichent rend de plus en plus plausible, chaque jour, un boycott qui pour beaucoup était inenvisageable jusqu'ici ; et qu'en conséquence, nous n'excluons rien, du boycott total au boycott de toutes les cérémonies officielles, en passant par tous les moyens que l'imagination des peuples libres, combinée à la formidable tribune médiatique des JO et du direct des télévisions du monde entier, mettra au service d'une réprobation sans précédent.

Non, agir ainsi n'est pas mélanger sport et politique, c'est simplement ne pas confondre l'olympisme avec les jeux du cirque.
Agir ainsi, c'est tout simplement défendre les principes mêmes de l'olympisme et du droit international.
Agir ainsi, c'est refuser qu'ils soient foulés au pied sous nos yeux. C'est refuser que les engagements pris devant la communauté internationale ne soient que des chiffons de papier.

Oui, la France doit recevoir le Dalaï Lama. Oui, la France doit entraîner ses partenaires européens dans une voie diplomatique audible et crédible.

Et pour ceux qui hésiteraient, qu'ils se posent seulement la question de savoir quel goût auraient des Jeux Olympiques sur fond de répression au Tibet ; et qu'ils réfléchissent aux questions que leurs opinions publiques leur poseraient alors.


Photo : le Dalaï Lama à mes côtés lors d'une visite à l'Assemblée nationale, alors que j'étais Président du groupe d'étude sur le problèmes du Tibet.

mardi 18 septembre 2007

International

Immigration-codéveloppement : un débat qui n'a pas fini de rebondir

J'étais samedi, en raison de mes travaux multiples sur ce thème dont mon dernier rapport de janvier 2007 sur le codéveloppement, invité à débattre avec Jean-Pierre Dubois, Président de la Ligue des Droits de l'Homme, par le journal Libération qui organisait une impressionnante série de tables rondes lors du colloque "Vive la politique".

Table ronde sur l'immigration et le codéveloppement[1]

C'était l'occasion pour moi de réaffirmer que le chantier de l'immigration ne peut être traité par le seul mode défensif, et que la vraie réponse de fond à terme est celle du véritable décollage économique et social des pays du Sud. Notre planète, qui compte 6 milliards d'individus, en comptera 9 d'ici 40 ans ; cela veut dire concrètement que le Niger, par exemple, pays le plus pauvre au classement du PNUD, verra sa population multipliée par 5 !!!

  • Il s'agit donc de développer l'aide quantitativement : actuellement elle représente 100 milliards de dollars au niveau mondial, alors que la situation et les objectifs de réduction de la pauvreté fixés à l'ONU en exigeraient 250 milliards...
  • Mais il s'agit également d'avoir une aide efficace : c'est l'idée du codéveloppement, qui associe les populations migrantes originaires des régions les plus défavorisées, initié par la France, et qui depuis le colloque de Rabat de juillet 2006, suscite également l'intérêt de nos partenaires européens puisqu'il lie dans un contrat commun les pays sources de l'immigration, les pays de transit et les pays d'accueil.

Pour le court terme, la réponse défensive ne peut être ni l'immigration zéro, ni la régularisation globale qui en Espagne et en Italie a provoqué un afflux massif de nouveaux immigrants illégaux.

Sur ce point d'ailleurs, quitte à choquer certains, j'ai développé l'idée qu'il était préférable d'accueillir un certain nombre de migrants économiques désireux de chercher un emploi et de se former par la même occasion, et de permettre ainsi une "noria", mais en revanche d'être plus exigeant sur les conditions du rapprochement en raison de liens personnels ou familiaux.

De ce point de vue, la question des tests génétiques[2] me paraît un débat purement médiatique, car il concerne un nombre très limité de cas, et ne réglera en rien la question. D'autre part, ce test - dont je n'aime pas les relents - comporte des inconvénients majeurs sur lesquels je ne m'apesantirai pas, car il suffit de constater à l'étranger son absence d'impact pour le discréditer. Je préfère la voie d'une exigence économique et linguistique ainsi que le projet de loi sur la maîtrise de l'immigration de Brice Hortefeux le propose, qui me paraît de nature à tenir à l'extérieur les candidats dont la seule motivation serait le bénéfice d'allocations familiales en France.

En résumé, il s'agirait de faire un peu l'inverse de ce qui a été décidé en 1975, mais aussi de sortir d'une gestion purement médiatique de ces problèmes, et de lancer pour le long terme la véritable croisade pour le développement dont l'Afrique a besoin, et qui est de la responsabilité première et de l'intérêt vital en premier lieu de la France et de l'Europe.

Voir aussi :

Au sujet du colloque et de cette table ronde

Actualités

Sites Internet

Sur richardcazenave.com


Notes

[1]Photo : Libération.fr
[1]Amendement de Thierry Mariani sur les tests génétiques - consultez le texte de cet amendement sur le site de l'Assemblée nationale

dimanche 22 juillet 2007

International

Une distinction qui me touche

J'ai reçu depuis un mois des témoignages très nombreux auxquels il m'est difficile pour l'instant de répondre individuellement.[1] J'avoue cependant que la lettre du Secrétaire Général de l'APF, le ministre Jacques Legendre, m'a particulièrement touché. En effet, dès sa première réunion après les élections françaises à Libreville, cette assemblée internationale a tenu à m'adresser un message extrêmement amical et, sans attendre, à me décerner à l'unanimité le grade d'Officier dans l'ordre de la Pléiade.

« Les mots du français rayonnent de mille feux comme les diamants de la Pléiade »
Léopold Sédar Senghor

Je suis sensible à cette reconnaissance car elle émane de délégués de tous les continents et témoigne du travail que nous avons accompli ensemble. Elle nous rappelle que la France n'est pas une nation comme les autres, mais qu'elle a encore et toujours une responsabilité particulière dans le monde.

Plus d'informations :

Notes

[1] je rénove actuellement des locaux au 3 boulevard Joffre pour être opérationnel à la rentrée.

lundi 11 septembre 2006

International

Mission parlementaire sur le co-développement

A la demande de Philippe Douste-Blazy, Ministre des Affaires Etrangères, le Premier Ministre vient de nommer Richard Cazenave conjointement avec son collègue, le Ministre Jacques Godfrain, parlementaire en mission.

L'objet de la mission est le co-développement en tant qu'outil de développement pérenne des Pays du Sud.

En effet, au-delà des mesures prises à la demande du Ministre de l'Intérieur pour mieux maîtriser les flux migratoires en France, il s'agit de mettre en place de nouveaux instruments permettant de résoudre les difficultés chroniques des Pays du Sud.

Le co-développement est donc susceptible, en procurant des emplois et des ressources sur place, de tarir les phénomènes d'immigration liés à la pauvreté.

Richard Cazenave et Jacques Godfrain comptent mener ces travaux sur 3 mois afin de rendre leurs conclusions au 31 décembre 2006.

Mise à jour

Le rapport de Richard Cazenave et Jacques Godfrain sur le co-développement est disponible en PDF.

lundi 17 juillet 2006

International

Malheureux LIBAN

Ceux qui ont lancé les hostilités contre ISRAËL pouvaient-ils s'attendre à une autre réponse ?
Evidemment non. C'est donc de propos délibéré que le Hezbollah a pris le LIBAN en otage et l'a projeté dans cette escalade dont les Libanais, dans leur écrasante majorité, ne voulaient pas. Des "combattants" (qui s'attaquent essentiellement aux civils) d'un Hezbollah qui mettait en avant naguère encore le "prétexte" des fermes de Chebah pour refuser de désarmer, comme le lui demandaient les autres composantes du LIBAN et la communauté internationale...

J'ai connu le LIBAN dévasté de la Guerre puis, il y a 15 ans, le lent processus d'un redressement qui a transformé BEYROUTH et lui a rendu tout son lustre avec Rafik Hariri.
Son assassinat n'était qu'un prélude.

Les grandes manoeuvres ont repris.
Les montreurs de marionnettes sont d'une nouvelle génération ; le théâtre des opérations, lui, est toujours le même.

Recueillement sur le tombeau de Rafik Hariri, Premier Ministre libanais assassiné le 14 février 2005

mercredi 05 juillet 2006

International

Réunion de la Commission politique de l'APF à Rabat

Je me suis rendu à Rabat pour la XXXIIème assemblée plénière de l'Assemblée parlementaire de la francophonie, précédée par la réunion de la commission politique que je préside depuis trois ans.

La commission politique s'est réunie dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale marocaine qui a aimablement abrité nos travaux. Plus de cinquante délégués venus de tous les continents, dont plusieurs présidents d'assemblées nationales, ont participé à cette réunion. Nous avons successivement abordé les thèmes suivants :

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mardi 02 mai 2006

International

Richard Cazenave à Beyrouth

Richard Cazenave a été invité la semaine dernière par ses amis Libanais en tant que Vice-Président du groupe d'amitié France-Liban, à la veille de la réunion de la Commission Politique de l'Assemblée Parlementaire de la Francophonie (APF) à Québec.

Cette Commission Politique de l'APF, présidée par Richard Cazenave, va débattre des situations de crise dans l'espace francophone.

La situation au Liban y sera évoquée. L'objectif sera de refaire le point de la situation libanaise et d'apporter un appui au dialogue national au moment où la situation dans la région connait les tensions engendrées par la crise iranienne, la mise en oeuvre de la résolution 15.59 de l'ONU et notamment la question du désarmement du Hezbollah, la situation syro-libanaise et l'élection du Hamas en Palestine.

samedi 18 mars 2006

International

Richard Cazenave est nommé au Haut Conseil de la Coopération Internationale

Jean-Louis Debré, Président de l'Assemblée Nationale, a nommé le 8 mars dernier Richard Cazenave au Haut Conseil de la Coopération Internationale (HCCI).

Le HCCI a été créé en 1999 pour assurer une concertation régulière avec les divers acteurs privés de la coopération internationale.

Il permet également d'assurer un dialogue permanent avec les pouvoirs publics, et de favoriser une meilleure concertation entre les acteurs afin de rendre plus efficaces les efforts déployés en faveur de la solidarité internationale.

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mercredi 12 octobre 2005

International

La conférence de la Mer Noire pour la première fois à Paris.

Jozefina TopalliÀ la demande de Jean-Louis Debré, Président de l'Assemblée Nationale, Richard CAZENAVE préside depuis 2002 la délégation française de l'Assemblée Nationale à l'Assemblée Parlementaire de la Coopération Economique de la Mer Noire (APCEMN).

L'APCEMN se réunissait mercredi 12 octobre pour la première fois à Paris.

Elle est actuellement présidée par Jozefina Topalli, Présidente du Parlement d'Albanie, et compte parmi ses pays membres l'Albanie, l'Arménie, l'Azerbaïdjan, la Bulgarie, la Géorgie, la Grèce, la Moldavie, la Roumanie, la Russie, la Turquie et l'Ukraine.

Les débats ont porté sur le pétrole, et plus globalement les enjeux énergétiques en Europe et dans le monde.

Les grands gisements récemment découverts en Asie Centrale ont donné lieu à des discussions concernant la mise en commun des compétences pour l'extraction et le transport de cette énergie.

La sureté nucléaire, l'économie d'énergie et le développement des énergies renouvelables étaient également au menu des échanges.

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