Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Permanence :
3, boulevard Maréchal Joffre
38 000 Grenoble
tél : 04 76 46 18 27
fax : 04 76 87 67 26
Contact

Richard Cazenave

Membre honoraire du Parlement

mardi 18 mars 2008

Général

Grenoble : zéro pointé de l'UMP38

Ce 16 mars, à Grenoble, l'UMP aura inscrit à son palmarès le plus beau zéro pointé de toute l'histoire politique de la droite républicaine dans la capitale des Alpes.

Ainsi, le clan du toujours président de l'UMP38, après avoir taclé son propre camp pendant des années et en particulier pris une lourde responsabilité dans l'échec in extremis de Max Micoud à la mairie en 2001 (avec 49% des voix), après avoir promis monts et merveilles avec le retour du « grand magicien des urnes », enregistre depuis 2004, avec les régionales et les cantonales en passant par les présidentielles en 2007, une déroute électorale qui va en s'amplifiant.

Avec 29% des voix aux municipales de Grenoble et la perte des 2 cantons détenus jusqu'alors par des sortants UMP (Charles Descours et Max Micoud), le parti du président en Isère aura offert au PS le super grand chelem :

  • la mairie ;
  • les deux sièges de député ;
  • et la totalité des cantons grenoblois !

On espère juste, sans en être tout-à-fait certain, avoir touché le fond ! Et on se demande, avec une certaine angoisse, quel genre de secousse supplémentaire serait nécessaire pour que le président Sarkozy, qui avait personnellement demandé au malheureux (et valeureux) Fabien de Sans Nicolas de se présenter, se décide à régler le problème ?

Car il y a bien un domaine où la magie des urnes fonctionne à plein régime : c'est celui des élections internes du parti en Isère, où, conjuguée à la fuite des adhérents « non alignés » et à l'exclusion des gêneurs (dont votre serviteur), elle garantit la pérennité du pouvoir en place et la poursuite de son règne sur le champ de ruines...

Pour l'heure, la seule certitude que nous avons, c'est que le PS est au pouvoir à Grenoble, dans l'agglo, dans le département et dans la région pour un long moment. Et la seule bonne nouvelle, c'est qu'à Grenoble la liste Destot - recentrée - est élue sans les Verts, ce qui veut dire que le maire de Grenoble dispose d'une majorité pour s'attaquer au sujet majeur pour l'avenir de notre ville : celui de son désenclavement ferroviaire et routier, et des déplacements dans l'agglo.

Sujets sur lesquels un consensus droite gauche est possible, puisque la liste Sans Nicolas a défendu les mêmes projets.

C'est l'objet de l'AG3D : réunir sur ces projets les pouvoirs locaux et nationaux, les sensibilités de droite et de gauche, les forces économiques et sociales pour faire réussir Grenoble. Et ne pas attendre pour cela la Saint Glin-Glin.

dimanche 06 janvier 2008

Général

A tous et à chacun, tous mes voeux de bonne et heureuse année 2008 !

En pensant aux souhaits que je pourrais formuler à l'occasion de cette année nouvelle pour tous ceux qui se croisent sur ce blog, le premier mot qui me vient à l'esprit est un grand «merci» pour chacun et chacune d'entre vous.

Merci de faire vivre le débat, de nourrir souvent avec humour des échanges toujours respectueux des personnes, de faire de ce blog une agora moderne et vivante, de montrer aussi qu'il existe aujourd'hui à droite (et peut-être surtout à droite...) une pensée libre et s'il le faut impertinente, adossée non pas à des modes mais à des valeurs, nourrie non pas par le cynisme mais au contraire par une soif permanente de dignité.

Et le souhait qui en découle, que je forme à l'attention de chacune et de chacun, c'est que 2008 vous conserve dans votre énergie, dans votre envie de dire et de faire ce que votre coeur et votre intelligence vous commandent, dans votre espoir que l'engagement de chacun transforme le devenir de tous.

À Grenoble, depuis mon dernier billet, je dois dire qu'hélas, c'est le statu quo.

À droite, à défaut de dire et de faire ce que le courage (et le minimum de décence) commandent, on a choisi de contourner l'obstacle en espérant qu'en 2025 un début de semblant d'alternance pourra commencer à poindre !

À gauche, on voudrait bien changer les alliances. On sent bien que pour Grenoble, l'idéologie de certains «verts» rime avec «mortifère», que l'avenir de la Genoble Européenne (ou olympique) exige de relever les défis de toujours depuis Cularo (rayonnement, attractivité, désenclavement). Mais, mais, mais...

Faire une liste ? Pour que la campagne municipale, au lieu de porter sur les enjeux d'avenir pour Grenoble, ne porte, une fois de plus, que sur les divisions à droite ?

Je choisis, aujourd'hui encore, de rester disponible :

  • disponible pour ma famille politique si elle-même témoignait que ses objectifs prennent un peu de hauteur et si l'intérêt général prenait le pas sur les arrangements personnels ;
  • disponible pour ma ville si ceux qui en détiennent les clefs se donnaient vraiment l'ambition de dépasser les intérêts politiciens pour servir profondément et sincèrement notre avenir commun.

En tout état de cause, je n'oublierai pas, je n'oublierai jamais, les 20% d'électeurs qui ont bravé les mots d'ordre pour me dire leur fidélité, leur amitié et leur confiance. J'ai à leur égard un devoir, celui de ne pas galvauder le trésor qu'ils m'ont confié.

Une chose est sûre : quel que soit le choix que nous ferons pour les municipales, d'autres échéances se présenteront ultérieurement. En Isère tout spécialement, un boulevard est - me semble-t'il - ouvert à une liste de droite indépendante aux élections régionales et sénatoriales.

Je dirai donc le moment venu ce qu'il convient de faire pour les municipales à Grenoble - mais je prends quoi qu'il en soit rendez-vous, dès aujourd'hui, pour les combats futurs.

mardi 09 octobre 2007

Général

Exploit des Bleus à Cardiff

Ambiance des grands jours au Millenium Stadium samedi dernier, sous le grand "chapiteau" contenant 80 000 personnes. Les spéculations n'avaient pas manqué, tout au long de la journée que j'ai eu la chance de passer avec toute l'équipe de direction du rugby national, avec la compagnie exceptionnelle de Serge Kampf, Jacques Chancel et Olivier de Kersauzon.

le XV de France et les All-Blacks pendant les hymnes

Les bookmakers donnaient les Bleus à 35 contre 1. La victoire des Anglais l'après-midi nous avait fait dresser l'oreille car elle démentait l'image de supériorité des nations du Sud, mais de là à croire vraiment à la victoire des Bleus...

Le chemin jusqu'à la porte n°3 fut long, Serge Blanco et Jean-Pierre Rives étant sollicités en permanence par les supporters, tant français que gallois, pour fixer la rencontre sur la pellicule. L'esprit rugby était d'ailleurs remarquablement présent : une foule compacte, chauffée à blanc, ayant abondamment préparé le match dans les pubs tout au long de l'après-midi, et pourtant pas un geste déplacé, ni dans l'avant-match, pas plus pendant le match, pas non plus lors de la troisième mi-temps ! 80 000 personnes, et pas un seul incident à déplorer.

SKampf, JPRives, SBlanco, RCazenave

Un match qui fut éprouvant pour les nerfs des spectateurs, préservant le suspense jusqu'à la dernière minute. Une première mi-temps où les Bleus semblaient se chercher, et qui aurait pu se terminer avec un score encore plus lourd que 13-3 ; et une seconde mi-temps où les Français ont fini par faire douter les Blacks qui en ont perdu leur jeu fabuleux ; et une dernière ligne droite héroïque où la défense française a été acculée près d'un quart d'heure dans ses 22, sans jamais fléchir, ni même concéder une pénalité. Là aussi, dans cette maîtrise individuelle des comportements sur le terrain, après une heure et quart d'engagement total, réside le véritable exploit des Bleus.

Le XV de France rencontrera samedi prochain, au stade de France, des adversaires que nous connaissons mieux mais que nous ne redoutons pas moins : n'oublions pas que les Anglais sont les tenants du titre. Pourtant, sur le chemin du retour, nombre d'entre nous imaginaient déjà une revanche contre les Pumas argentins en finale.
Allez les Bleus !


Photos

  1. Le XV de France et les All-Blacks néo-zélandais pendant les hymnes nationaux
  2. Dans les couloirs du Millenium Stadium avec (de gauche à droite) Serge Kampf, Jean-Pierre Rives et Serge Blanco

mercredi 12 septembre 2007

Général

Permanence

À partir de demain, jeudi 13 septembre, je tiendrai une permanence tous les jeudis matin, de 9 heures à 12 heures, au 3 boulevard Maréchal Joffre à Grenoble, et me tiendrai à la disposition de toutes celles et tous ceux qui souhaiteraient me rencontrer.

Vous pouvez venir spontanément[1] ou prendre rendez-vous le mardi après-midi entre 14 heures et 18 heures au 04 76 46 18 27. En-dehors de ces horaires, un répondeur prendra vos messages.

Vous pouvez également me joindre par courriel en utilisant le lien suivant : contact

Notes

[1] 3 boulevard Maréchal Joffre - 4ème étage - code porte intérieure : 2375

jeudi 30 août 2007

Général

L'adieu à un compagnon

Pierre MessmerGrenoble a eu l'immense honneur en tant que ville compagnon de la Libération de recevoir il y a moins d'un an Pierre Messmer, qui avait succédé au Général de Boissieu comme Chancelier de l'Ordre de la Libération. À cette occasion, Pierre Messmer avait trouvé des mots très forts pour parler de l'engagement, du sacrifice de ceux qui n'ont pas transigé un instant pour servir leur patrie et lui redonner sa liberté et sa dignité.

À ceux qui lui disaient « les hommes comme vous sont des héros », il répondait « les héros sont ceux qui ont donné leur vie, et non ceux qui ont survécu ».

Homme de devoir et de fidélité, il a toujours servi son pays avec le même idéal et la force de ses convictions était encore, à 91 ans, impressionnante de présence et de rayonnement.

J'ai eu la chance de croiser sa route à de nombreuses reprises, notamment lorsque j'étais délégué général en charge des Droits de l'Homme puis des Affaires Étrangères au RPR, où l'ancien Premier ministre venait apporter sa connaissance de l'histoire des peuples, en particulier en AOF où il avait exercé de nombreuses responsabilités.
Plus récemment, Président du groupe d'amitié France-Mauritanie, j'avais eu l'occasion de lui dire combien l'attachement des Mauritaniens à sa personne restait particulièrement fort et vivace ; il m'avait expliqué que c'était là une de ses principales fiertés que d'avoir réussi sa mission comme gouverneur de la Mauritanie.

Jusqu'au bout cet homme, qui a connu tant de responsabilités et qui a reçu toutes les distinctions, est resté un homme simple et vrai, un homme droit attaché aux valeurs humaines les plus fondamentales et les plus authentiques.

Faisons en sorte que sa disparition et celle des derniers compagnons de la Libération ne soit pas le signal d'un abandon de la mémoire et des valeurs qui ont porté ces hommes au service de notre pays, mais qu'au contraire nous nous fassions un devoir de perpétuer dans la France et dans le monde d'aujourd'hui les idéaux qui les ont animés.

Plus d'informations

lundi 23 juillet 2007

Général

Les travaux de l'été

TravauxJe ne me suis pas exprimé depuis un long moment, souhaitant laisser le plus longtemps possible "à la une" la question cruciale des conséquences à tirer du désastre des dernières élections législatives à Grenoble (voir le billet Et maintenant ?).

Je voulais aussi de mon côté prendre du recul. J'ai trouvé dans les travaux de rénovation de ma nouvelle permanence, au 4ème étage du 3 boulevard Joffre, un excellent dérivatif ! Ces locaux me permettront d'accueillir en septembre tous ceux qui le désirent et de conserver, avec les bénévoles qui m'entourent, toute notre force opérationnelle en vue des prochaines échéances du printemps 2008...

Réunir des talents nouveaux, proposer un projet qui rassemble autour de l'intérêt général à Grenoble, renouveler la capacité d'écoute et de dialogue au quotidien avec les habitants, impulser une nouvelle dynamique pour l'avenir économique et le rayonnement de la capitale des Alpes, telle est notre feuille de route pour cette fin d'été 2007.


Ne pas confondre ouverture et aventure

Au plan national, le Président Sarkozy tient fermement les engagements du candidat.

Une question cependant, qui d'ailleurs ne figurait pas au programme, commence à me préoccuper sérieusement : celle de la révision constitutionnelle qui laisse se profiler en perspective une 6ème République dont je vois mal les contours. Que ce soit Jack Lang qui soit chargé de porter l'idée de suppression du poste de Premier ministre n'est pas fait pour me rassurer ! Les conséquences en cascade d'une telle décision s'apparentent à mes yeux à l'ouverture de la boîte de Pandore, car deux pistes seraient alors ouvertes :

  • celle d'institutions à l'anglaise et d'un possible retour vers un système 4ème République, car la logique de ce type de régime est la suppression de l'élection du Président de la République au suffrage universel, la seule légitimité étant au Parlement ;
  • celle au contraire d'institutions à l'américaine avec une présidentialisation accrue, avec pour conséquence soit un alignement "au cordeau" de la majorité législative sur l'exécutif, soit l'affrontement de deux légitimités (ce qui est un cas différent de la cohabitation en raison de la spécifité du partage du pouvoir sous la 5ème République).

Je vois dans tous les cas des sources d'inquiétudes et des débats peu productifs, et en rien dans ces projets les ingrédients d'une "république irréprochable".

Je n'aime d'ailleurs pas du tout cette idée d'une "république irréprochable" qui a des relents bizarres, éloignés à mon sens de la démocratie et de ses nécessaires imperfections. De plus, quelles que soient les règles du jeu, c'est toujours à l'homme et à son tempérament d'être soit du côté de ceux qui les respectent, soit du côté de ceux qui les transgressent pour se donner un avantage sur l'adversaire, à l'image du coureur cycliste qui aura trouvé dans les dernières innovations de la biotechnologie le bon produit dopant indécelable.

J'ai envie de dire « Attention » : l'ouverture voulue par Nicolas Sarkozy, louable en soi, ne doit pas nous conduire à un saut dans l'inconnu.

vendredi 22 juin 2007

Général

Et maintenant ?

J'étais ce matin à la fête de l'union de quartier de l'Abbaye, et nombre de personnes m'ont interrogé, me demandant ce qu'il s'était passé et pourquoi ils n'avaient pas pu voter pour moi au second tour. Certains n'ont compris que dans le courant de cette semaine le sabotage qui s'était produit. Tous cependant ont bien enregistré l'ampleur de la défaite d'Alain Carignon.

Tous sans exception espèrent deux choses :

  1. qu'Alain Carignon tire lui-même les leçons de ce cuisant échec, qui se traduit par la perte de la seule circonscription que nous détenions dans toute l'agglomération grenobloise et le Sud-Isère, et que j'aurais pu conserver sans difficulté comme je l'avais fait dans la vague rose de 1997 si l'investiture de l'UMP m'avait été donnée (ou même si elle avait été simplement partagée). J'aurais alors viré en tête à coup sûr au premier tour. Mais l'aveuglement a été tel que, ici et à Paris, l'UMP a refusé de voir les chiffres de tous les sondages qui prédisaient tous pourtant sans exception ce qui s'est produit. Non seulement le candidat de l'UMP dans la première circonscription réalise le plus mauvais score historique en Isère, mais de surcroît aucune vague bleue ne s'est produite pour les autres candidat de l'UMP ; et au bout de 4 ans de Présidence de l'UMP Isère, nous n'avons enregistré que des reculs et engrangé aucun espoir de reconquête.
  2. que les amis de Monsieur Carignon qui l'ont soutenu rue de la Boétie[1] dans cette aventure solitaire et dévastatrice ouvrent enfin les yeux et usent de leur autorité qui est grande pour prendre les décisions nécessaires et mettre un terme à cette spirale d'échec. Car aborder les échéances municipales dans la même logique de terre brûlée et de négation des réalités amènerait non seulement à ruiner tout espoir de reconquête à Grenoble, mais également à risquer la perte des rares communes et des cantons que nous gérons ou détenons dans l'agglomération.


Pour ce qui me concerne, je me suis occupé cette semaine de conserver une infrastructure opérationnelle avec le souci d'inscrire mon action dans une dynamique collective s'appuyant sur des principes et une méthodologie partagés, et en particulier sur le choix du candidat ayant non pas la capacité à être adoubé par un cénacle, mais à remporter les suffrages populaires. Car les victoires de Michel Destot et de Geneviève Fioraso ne relèvent pas d'un plébiscite de leurs idées politiques, et encore moins s'agissant du maire sortant d'une adhésion à sa politique municipale, mais du rejet de l'entêtement et des méthodes employées par Alain Carignon, qui n'a fait que reculer pendant toute cette campagne législative, puisqu'il enregistre un recul de 9 points entre le sondage IFOP de Grenoble est à vous et le résultat de l'élection (qui coïncide avec le dernier sondage BVA/Dauphiné Libéré).

Il me semble que si ces préalables ne sont pas remplis, ces efforts seront vains.

J'en appelle donc à tous les adhérents, amis et sympathisants de l'UMP pour qu'ils relaient cette exigence tant au plan local que national, en écrivant au Président et au Secrétaire Départemental de l'UMP38[2], et au Secrétaire Général Délégué Monsieur Patrick Devedjian[3].


Je reste quant à moi à la disposition de chacun sur ce site et à mes coordonnées téléphoniques, géographiques et électroniques habituelles :

Richard Cazenave
3 boulevard Maréchal Joffre
38000 GRENOBLE
Tél : 04.76.46.18.27 - Fax : 04.76.87.67.26
courriel : contact_at_richardcazenave_point_com


Notes

[1] siège de l'UMP à Paris

[2] Monsieur Alain Carignon, Président du comité départemental (alaincarignon_at_ump38_point_org), et Monsieur Alain Moyne-Bressand, Secrétaire Départemental (alainmoynebressand_at_ump38_point_org)- UMP 38 - 9 place Paul Vallier - 38000 GRENOBLE

[3] Monsieur Patrick Devedjian, Secrétaire Général Délégué - UMP - 55 rue de la Boétie - 75008 PARIS

mardi 19 juin 2007

Général

Impardonnable (et aussi pour ceux qui n'auraient pas encore compris...)

Écoutez l'annonce des résultats sur France Inter :

André Vallini : « Tant qu'Alain Carignon sera là, je pense que la gauche n'a pas trop de souci à se faire. [...] La victoire de Geneviève Fioraso, c'est une victoire de la morale publique. »

La réaction d'André Vallini
André Vallini

Retrouvez ci-après les réactions d'Alain Carignon, Geneviève Fioraso et Richard Cazenave (France 3) sur les résultats de la première circonscription.

Lire la suite

samedi 16 juin 2007

Général

La « voix de son maître » au Figaro ?

Je découvre avec stupéfaction et incrédulité l'article paru dans le Figaro de samedi-dimanche sous la plume d'un certain "SH", qui ne mérite pas le nom de journaliste :

Dur retour en politique pour Alain Carignon. Le candidat oficiel de l'UMP, très soutenu par les Sarkozystes (Brice Hortefeux, puis Christian Estrosi), aura plus que du mal à s'imposer dimanche dans la 1ère circonscription de l'Isère, où il est arrivé au premier tour (avec 21,45% des voix) derrière la socialiste Geneviève Fioraso (32,02%). Son ennemi personnel, le député sortant (exclu de l'UMP) Richard Cazenave (19,62%), n'a cessé pendant la campagne d'attaquer la candidature de cet « élu condamné pour corruption ».

Cazenave a également organisé entre les deux tours un véritable front anti-Carignon, incluant le candidat du Modem, Philippe de Longevialle (10,35%), qui votera pour le PS au second tour. « Si les électeurs de droite suivent cette consigne, il y aura trois députés PS dans l'agglomération grenobloise », se désespère Alain Carignon, qui, s'il est battu, aura bien du mal à reconquérir Grenoble, son ancien fief, aux municipales de 2008.

Malheureusement, à l'heure qu'il est, le Figaro est fermé et il est impossible de joindre quiconque à la rédaction de ce journal avant demain dimanche.

S'il y a un mot dans cette campagne qui n'a jamais franchi mes lèvres, dans aucune interview, dans aucune réunion publique, dans aucun propos privé, c'est bien celui du rappel de la condamnation d'Alain Carignon. Mes soutiens m'en ont même, à de multiples reprises, fait le reproche ; car justement, il y a des méthodes que je me refuse, et que je me refuserai toujours à employer. Et là est en réalité le fossé qui sépare deux visions de la politique.

De même, ma seule intervention de l'entre-deux tours a été de faire parvenir à mes amis le communiqué paru sur ce site web, expliquant en substance que je ne donnerai pas de consigne de vote pour le second tour. Sur quoi se base ce pseudo-journaliste pour prétendre que j'aurais organisé un « front anti-Carignon » ? Outre l'absence d'éthique de ce "SH", et son absence de professionnalisme puisque je n'ai jamais été en contact avec un journaliste du Figaro, je déplore son manque sérieux de moyens intellectuels : si la moindre entente avait pu exister entre Philippe de Longevialle et moi, n'eut-il pas été plus malin de la faire s'exprimer dès le premier tour, dans une alliance qui nous aurait placés en tête du scrutin ? Il suffit d'ailleurs d'aller sur le blog du candidat du MoDem, avec lequel je n'ai eu aucun contact direct ou indirect depuis dimanche, pour se rendre compte qu'il m'éreinte à tout sujet, y compris en me reprochant justement de ne pas avoir appelé à faire voter Geneviève Fioraso. Par ailleurs, quel serait l'intérêt d'un tel « front » puisqu'à ma connaissance, aucun des 14 autres candidats n'a appelé à voter pour Alain Carignon ?

Voilà deux fautes journalistiques inacceptables et totalement incompréhensibles. Je porte plainte dès lundi en diffamation contre le Figaro si un rectificatif n'apparait pas en bonne place dès la prochaine sortie de ce journal. La réalité est celle que je rappelais dans mon billet d'hier, c'est qu'Alain Carignon, qui court à la défaite comme prévu depuis de longs mois par tous les sondages, n'a plus qu'un seul objectif en tête : me faire porter le chapeau de ce gâchis dont lui et ses amis des instances nationales de l'UMP, en particulier Brice Hortefeux, sont les seuls responsables.

vendredi 15 juin 2007

Général

De qui se moque-t-on ?

Dans une lettre adressée hier aux adhérents UMP de la première circonscription, Alain Carignon adopte une de ses postures préférées : celle de la victime. Me voici, sous sa plume, dans la peau du « diviseur » au comportement « suicidaire » !

On croit littéralement rêver.

L'affaire est pourtant simplissime : si l'UMP 38 ne s'était pas acharnée contre le député UMP sortant, celui-ci - réélu dans la vague rose avec 53% en 1997 et avec plus de 54% en 2002 - aurait été reconduit sans aucun problème !

Et on ne serait pas en train de se demander à qui faire porter le chapeau de la défaite annoncée...

Observateurs, élus, sondages, tous avec insistance le disent depuis plusieurs mois : Alain Carignon, avec son entêtement, ses méthodes, ses mensonges, ses menaces, est certain de nous faire perdre - en pleine vague bleue - la seule circonscription UMP de tout le Sud-Isère.

Que peut-on ajouter à cela ?
Il nous reste seulement à espérer que l'avenir nous préservera de sa nocivité. Car la question politique de fond est de savoir si celui qui nous a déjà mis dans le mur aux dernières municipales[1], aux cantonales[2] et aux présentes législatives dont je peux si nécessaire rappeler l'historique par le menu, va continuer à sévir lors des prochaines municipales. C'est peut-être aussi une question qu'il serait temps de poser aux responsables parisiens de l'UMP qui ont particulièrement brillé par leur absence à Grenoble ces derniers mois.

Notes

[1] il a manqué 1% à Grenoble à Max Micoud, et une triangulaire nous a fait perdre La Tronche...

[2] Bernard Betto aurait pu être élu dans le premier canton de Grenoble

< 1 2 3 4 5 6 7 8 9 >