Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Permanence :
3, boulevard Maréchal Joffre
38 000 Grenoble
tél : 04 76 46 18 27
fax : 04 76 87 67 26
Contact

Richard Cazenave

Membre honoraire du Parlement

mardi 23 juin 2009

France

La burqa en débat

La première fois que j'ai vu une femme porter la burqa, c'est-à-dire le voile intégral qui ne laisse apparaître que les yeux, voire qui les dissimule derrière un grillage, c'était en Afghanistan.

Nous étions en l'an 2000 et pourtant j'avais l'impression d'avoir fait un saut dans le moyen-âge .

Deux Islam s'y affrontaient :

  • chez le commandant Massoud dans la vallée du Panshir des femmes dévoilées étaient maîtresses d'école.
  • d'autres traditions tribales imposaient quant à elles la burqa.

Dans les deux cas les imams validaient pleinement, au nom du même Islam, les choix et les pratiques des différentes communautés. Ce qui revient à dire que la burka n'est pas une résultante de préceptes coraniques, mais bel et bien un choix idéologique, politique et culturel et non un choix religieux.

Des choix qui sont donc la résultante de règles de vie en vigueur dans une société donnée.

Et il est clair que notre société française, basée sur la déclaration des droits de l'homme et du citoyen, sur l'égalité homme-femme, mais également sur une tradition culturelle héritée de sa longue histoire, ne peut tolérer des pratiques aussi contraires à ses valeurs.

En poussant la logique de ce raisonnement, on peut même dire que l'existence de pratiques sur notre sol telles que le port de la burqa constituent une forme d'agression de nos règles de vie commune et de nos valeurs républicaines.

J'ignore si le débat doit aboutir à légiférer mais, si tel devait être le cas, le législateur devrait à mon sens réfuter par avance tout argument visant à l'accuser d'islamophobie puisque, comme je vient de le rappeler, la burqa n'est pas la résultante d'un choix religieux mais bien d'une pratique sociétale.

D'autre part, je suis surpris de voir que personne ne met en avant les exigences minimales de la sécurité publique. N'est-il pas normal d'être en mesure d'identifier aisément les citoyens dans la rue, d'éviter qu'une personne recherchée ne se dissimule sous ce type de vêtement ? Voire la sécurité dans la circulation de personnes ainsi limitées dans leurs mouvements et leur vision ?

En résumé il me paraît pas le moins du monde scandaleux ou attentatoire à la liberté religieuse que d'interdire le voile intégral dans la rue. Ce qui me paraitrait scandaleux au contraire serait que l'on tolère dans notre société le développement de telles pratiques, qui sont étrangères à toutes les valeurs sur lesquelles elle repose.

lundi 02 février 2009

France

Une manifestation pour un retour en arrière ou pour aller de l'avant ?

Il y a bien longtemps que l'on avait pas vu autant de monde dans les rues de notre ville, pour une manifestation qui regroupait des motivations si nombreuses et si différentes les unes des autres qu'il est bien difficile de les additionner... et encore plus délicat de les récupérer comme ont tenté de le faire le PS de Madame Aubry et la CGT, sous une bannière simpliste de rejet de la politique du gouvernement et des réformes du quinquennat.

D'ailleurs le gouvernement, ainsi que les forces politiques et syndicales réputées lui être plus favorables, ont exprimé leur compréhension.

Compréhension devant la colère légitime des forces vives de ce pays subissant les contre-coups d'une crise née ailleurs de l'absence de règles, dans un monde où la finance est reine et où le système de rémunération des traders (avec des bonus quoi qu'il arrive) pousse à des prises de risque toujours plus inconsidérées.

La réponse doit être précisément de fixer pour l'avenir de nouvelles règles du jeu. Le vrai débat est entre un capitalisme moderne, entrepreneurial, respectueux des Hommes et de l'environnement, et un système de poker financier international dont les joueurs ne payent pas eux-mêmes les enchères. L'Europe sous l'impulsion de la France a dit clairement ce qu'elle attend du prochain sommet du G8 ; nous verrons alors si le Président Obama donne un prolongement concret à l'indignation qu'il a exprimée avec force tout récemment.

Compréhension également devant l'angoisse sur le pouvoir d'achat et le chômage (déjà 200 000 chômeurs de plus en France) qui évidemment ne touche pas que notre pays mais également l'Espagne socialiste ou l'Allemagne et sa cohabitation gauche/droite.

La réponse ne peut être que la relance concertée en Europe des investissements publics, seuls susceptibles de soutenir à court terme une croissance bénéficiant à l'emploi en France et en Europe.

Sur ces deux fronts, nouvelles règles du jeu mondial et plans de relance des différents pays européens, je ne vois guère la force et l'originalité d'une alternative politique. Je trouve même dérisoire ce hochet de la sempiternelle relance par la consommation brandi par le PS et la CGT, car si l'on peut supporter de s'endetter un peu plus (alors qu'on est déjà exsangue) pour investir dans des infrastructures qui seront là pour longtemps et serviront à la croissance de demain, comment peut-on soutenir un seul instant l'idée de s'endetter davantage pour dépenser de l'argent qui va surtout faire travailler les exportations chinoises ?!

Quant aux réformes, le mandat délivré par les électeurs était tout sauf un mandat d'immobilisme !

Un vrai sujet serait de dire quelle stratégie industrielle nous voulons en Europe, pour faire émerger les emplois de demain ; quelles règles on veut instaurer à l'OMC pour que le commerce international se fasse sur des bases équitables, respectueuses d'un minimum de droits sociaux et d'un minimum de principes environnementaux, avec par exemple une taxe carbone sur les produits qui font deux fois le tour de la terre avant d'arriver dans notre assiette.

Voilà des sujets sur lesquels on aimerait concrètement entendre des propositions sérieuses ! mais nous ressortir les vieilles recettes de la distribution de monnaie de singe est totalement affligeant et peu respectueux de l'intelligence d'une démocratie qui se veut majeure.

Et n'y a-t-il pas suffisamment de sujets d'affrontement ou tout simplement de débats politiques autour des questions de société, de la manière d'exercer le pouvoir, des enjeux et des arbitrages à opérer entre libertés publiques et liberté individuelle, de l'avenir de la protection sociale, pour nous épargner des affrontements factices sur la manière de faire face à cette crise ?

mardi 14 octobre 2008

France

Vers une sortie de crise

Je remercie chacun d'entre vous pour sa contribution à ce débat.

Comme je le disais dans mon billet du 2 octobre 2008, l'aspect purement financier de cette crise, s'agissant de l'Europe et plus encore de la France, n'avait rien de comparable avec les difficultés des établissements bancaires américains.

Je pense qu'après quelques hésitations et improvisations, la réponse des autorités françaises et européennes, grâce au plan concerté impulsé par la présidence française, est parfaitement adaptée à la situation.

Au-delà du très court terme (garantir les encours bancaires) elle prend en effet en compte les besoins à moyen terme de l'économie réelle, à savoir le manque de liquidités et l'absence de circulation des fonds entre banques.

Venant après la baisse des taux d'intérêts enfin décidée par la BCE, le rééquilibrage de parité entre l'Euro et le Dollar et la baisse spectaculaire du baril de pétrole, le plan européen réunit me semble-t-il toutes les conditions permettant d'endiguer le risque d'une récession profonde de notre économie.

D'autre part cette intervention se fait, pour mille raisons techniques, à coût nul pour le contribuable. Je réponds en cela à ceux qui pensent que l'on « socialise » ainsi les pertes des banques.

Chacun est en mesure de comprendre que les garanties offertes aujourd'hui seront rémunérées bien plus cher une fois la crise passée...

D'autres mesures seront sans doute nécessaires pour une relance effective mais je crois que l'on peut dire aujourd'hui que le plus gros de cette crise planétaire est derrière nous.

Il est intéressant de noter que l'Europe, pour la première fois, a joué un rôle de leader dans la solution de sortie de crise. Ce constat devrait pousser à l'avenir les dirigeants européens à croire davantage dans nos capacités collectives. Et, ce faisant, à mettre en place les mesures de régulation dont le marché européen a besoin dans une mondialisation qui ne peut se poursuivre sans elles.

Ce pourrait être la divine surprise de cette crise : la découverte par l'Europe de ses propres capacités et de son aptitude à peser sur les règles du jeu international.

À suivre donc, mais il y a là un espoir qu'il nous appartient de faire vivre.

jeudi 02 octobre 2008

France

Crise financière ou crise économique ?

Ainsi que ce fut le cas après le 11 septembre, la réponse des États-Unis à la crise est décidée et organisée autour de la seule puissance - militaire ou financière - de l'oncle Sam, comme si elle était la seule impactée par les évènements.

Le Président de la République, à la tribune de l'O.N.U ne pouvait, dès lors, pas manquer de dire qu'un débat au plus haut niveau international était indispensable pour mesurer l'ampleur des dégâts et la diversité des meures à prendre.

Mais attention ! il y a crise et crise :

  • celle qui affecte gravement le système financier Américain impacte certes notre structure bancaire, mais dans une moindre mesure que nos voisins européens ; et, s'agissant du marché interne des crédits immobiliers, il est basé essentiellement sur des prêts à taux fixes et présente des risques réduits d'insolvabilité. Il y a un vrai débat à tenir sur le mode d'intervention que doivent adopter les États, afin de ne pas dédouaner purement et simplement les irresponsables qui nous ont conduits à cette situation. En particulier, il serait scandaleux de payer des parachutes dorés à des dirigeants qui ont conduit le système à la faillite. Mais à mon sens il n'y a là rien d'immaîtrisable ; nous avons les moyens d'endiguer cette crise.
  • pour autant, nous courons bel et bien celui d'un sévère refroidissement de notre économie réelle du fait des restrictions de crédits aux entreprises, aggravées par la politique de l'Euro fort de la B.C.E.

Notre économie européenne a donc besoin d'un plan destiné à relancer une activité menacée par les restrictions de crédits, l'Euro fort et les taux d'intérêts élevés. Là se situe pour nous l'enjeu en terme de croissance pour les mois à venir.

Souhaitons enfin, si ce sommet des chefs d'États se tient, qu'il traite de la question lancinante de la régulation de la mondialisation ; et qu'il donne les signaux indispensables pour rééquilibrer le capitalisme vers l'économie productive et non vers les profits purement spéculatifs. Souhaitons que l'indignation de l'instant se transforme enfin en actes concrets.

L'emploi, le pouvoir d'achat, la rémunération du travail et de l'effort sont l'enjeu de ce que d'autres appellent tout simplement une élémentaire moralisation du libre échange mondial.

dimanche 20 juillet 2008

France

Religion et citoyenneté : quel jugement est le plus choquant ?

Annulation d'un mariage : la femme n'était pas vierge
Refus d'accorder la nationalité : la femme portait la burqa

Quel jugement est le plus choquant ?

Religion et citoyenneté, sphère publique et sphère privée, ces jugements posent des questions centrales et apportent des réponses contradictoires, du moins en apparence.

Dans son arrêt du 27 juin 2008 refusant pour « défaut d'assimilation » la demande de nationalité d'une marocaine, épouse d'un français depuis cinq ans et mère de trois enfants français, le Conseil d'État met en avant le fait que la demanderesse « a adopté une pratique radicale de la religion incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française et notamment avec le principe de l'égalité des sexes ».

Elle s'est présentée « recouverte des vêtements des femmes de la péninsule arabique, (...) ne laissant voir les yeux que par une fente, (...) elle n'a aucune idée sur la laïcité ou le droit de vote (...) elle vit dans une soumission totale aux hommes de sa famille (...) l'idée de contester cette soumission ne l'effleure même pas ».


Certains s'insurgent au nom de la liberté de pratiquer la religion de son choix ; ils oublient au passage que la liberté de chacun s'arrête ou commence celle des autres et que nos libertés sont moins la résultante de nos pulsions individuelles que des lois démocratiques qui en garantissent l'exercice et en encadrent la jouissance.

Car, viol manifeste du principe d'égalité, la burqa – une prison, une camisole - est aussi l'expression provocatrice d'un projet politique de type totalitaire – la charria - évidemment contraire à toute idée de démocratie. Et si la burqa est le signe évident de l'oppression, le voile est bien quant à lui le symbole de la soumission et vient heurter, certes à un degré moindre, les mêmes principes d'égalité homme-femme et de démocratie.

Car c'est bien dans la sphère publique, dans la rue, dans les relations avec l'administration, avec les services hospitaliers et non dans la sphère privée que les tenants de la « liberté religieuse » entendent imposer leur vue.

C'est donc à bon droit, se situant en cela dans la continuité de la loi de 2004 (que j'ai votée) sur l'interdiction des signes religieux à l'école, que le Conseil d'État a refusé d 'accorder la nationalité française.

En effet la France, par son histoire, par ses valeurs, par ses principes universalistes fondateurs de sa République et de sa Démocratie, se distingue tant du multi-culturalisme britannique que du communautarisme américain. La communauté française n'est fondée ni sur la race, ni sur la religion, mais bien sur l'adhésion à ses valeurs qui ne sont autres que les règles du « vouloir vivre ensemble ».


Plus choquant me semble, pour ces raisons, le jugement accordant le divorce à un homme pour défaut de virginité de son épouse. Je comprends l'argument juridique : le consentement s'est fait sur des bases erronées. C'est un fait. Et la virginité de l'épouse était certainement une donnée essentielle du consentement.

Mais on voit bien que l'inverse – l'exigence par l'épouse de la virginité de l'époux – n'est même pas évoqué, et que sa preuve serait d'ailleurs impossible. Et c'est en quoi ce jugement est inacceptable : pour les raisons évoquées plus haut, il va à l'encontre de ces mêmes principes fondamentaux de l'égalité des sexes et de démocratie.

Je suis heureux que le ministère public, après les hésitations du garde des sceaux Madame Rachida Dati, s'en soit souvenu et ait interjeté appel contre ce jugement qui porte en lui les germes d'une dérive communautariste et anti-démocratique.

vendredi 28 septembre 2007

France

Protocole de Londres : une balle dans le pied des francophones

L'Assemblée nationale a voté mercredi l'adoption du protocole de Londres. Il s'agit d'un accord d'octobre 2000 qui, s'il est ratifié, permettra de déposer un brevet européen en le traduisant dans une seule des 3 langues officielles de l'Union européenne (français, anglais, allemand) au lieu, comme c'est le cas actuellement, de le traduire obligatoirement dans les 3 langues officielles.

Il a pour but d'encourager le dépôt de brevets en réduisant le coût de dépôt. Aujourd'hui les traductions représentent en effet 15% du coût de dépôt d'un brevet européen (source : INPI et OEB). Ses défenseurs soutiennent également qu'il permettra à nos PME de déposer des brevets européens, et donc d'encourager l'innovation. Plusieurs points m'opposent à cet accord, que ce soit du point de vue de la francophonie, de la compétitivité de la France - tout particulièrement de nos PME - ou encore de l'encouragement à l'innovation.

Tout d'abord, je tiens à souligner que les brevets ne font pas l'innovation, contrairement à ce qu'on peut entendre. Les brevets sont dans une certaine mesure un indicateur de dynamique d'innovation, mais d'une part ils ne représentent pas toute l'innovation, et d'autre part de nombreux brevets ne sont pas des innovations.

Lire la suite

jeudi 10 mai 2007

France

8 mai 2007 : 62 ans déjà...

Meylan

Comme chaque année, j'ai participé aux cérémonies du 8 mai. Ne pouvant me rendre dans toutes les communes, j'ai choisi cette année Meylan, Montbonnot et Corenc, mon suppléant Bernard Betto m'ayant représenté à Grenoble et La Tronche.

Je tiens beaucoup à cette commémoration, comme à celle du 11 novembre, qui marquent l'une et l'autre la fin de conflits longs et meurtriers entre les deux grandes puissances européennes qui ont dominé le début du XXème siècle. Mais la guerre de 39-45 a cumulé tous les records : une durée de destruction, de morts, d'exactions, d'horreurs, et elle a ajouté à toutes ces horreurs celle de la Shoah et l'entreprise d'extermination par les nazis d'hommes et de femmes en raison de leurs origines.

Le message de Hamlaoui Mekachera, ministre délégué aux anciens combattants, a été lu à Meylan par le maire, Marie-Christine Tardy, et à Montbonnot Pierre Beguery a rappelé tout l'historique de ce conflit et de cette année 1945.

J'ai eu envie cette année, pour ma part, de rappeler ce que nous devions, bien sûr, à tous ceux qui ont sacrifié leur vie pour que nous puissions jouir de notre liberté. Comment oublier ces hommes et ces femmes qui sont allés au bout du sacrifice pour défendre notre patrie et nos valeurs ? Mais j'ai souhaité aussi rendre hommage à nos alliés, sans lesquels la France n'aurait pu se libérer ; une France toutefois dont la libération aurait eu un goût amer si elle n'avait pu, dans le même temps, recouvrer son rang et sa place de grande nation dans le concert international.

Montbonnot

Oui, la France était présente avec le Général de Lattre de Tassigny à Berlin le 8 mai 1945, pour la signature de l'acte de reddition de l'Allemagne, et cette présence elle la devait à un acte fondateur : principalement le refus par De Gaulle de l'armistice de 1940 et son appel du 18 juin à la Résistance ; elle le doit aussi à cette armée d'Afrique et au débarquement de Provence par lequel, fait extraordinaire, les "colonies" montaient au secours de la métropole et de la mère patrie !

Voilà pourquoi la France n'est pas un pays comme les autres, et n'est pas parmi les nations le confetti qu'elle représente à l'égard de sa géographie et de sa population sur une planète de 6 milliards d'habitants. Elle a des devoirs vis-à-vis de ses alliés ; elle a avec l'Allemagne une responsabilité évidente pour la construction de la paix et de la prospérité en Europe ; elle a vis-à-vis de l'Afrique et de bien d'autres peuples dans le monde le devoir de porter les espérances de ceux que la mondialisation ne peut durablement laisser à l'écart du développement.

Alors oui, souvenons-nous de notre histoire, souvenons-nous des hommes et des femmes qui l'ont faite, de ce que nous leur devons, et essayons d'en tirer les leçons pour ce que doit être la France d'aujourd'hui et pour ce que chacun de nous peut, à sa façon, lui apporter.

Pierre Beguery


PHOTOS
  1. à Meylan avec Marie-Christine Tardy, les adjoints et les anciens combattants
  2. à Montbonnot, avec André Eymery, ancien maire, Conseiller Général du canton de Saint Ismier
  3. Pierre Beguery, maire de Montbonnot, dépose une gerbe au monument aux morts

lundi 07 mai 2007

France

Présidentielle : la délivrance

Les amis et sympathisants qui n'étaient pas retenus par les bureaux de vote m'ont rejoint hier soir, comme au premier tour, pour découvrir ensemble les résultats de l'élection présidentielle.

L'information courait depuis l'après-midi, mais l'annonce officielle à 20:00 du très bon résultat de Nicolas Sarkozy a déclenché un tonnerre d'applaudissements et un immense soulagement.

J'ai toute confiance dans la mise en œuvre du projet, en particulier celui du plein-emploi en 5 ans, compte tenu de la particulière clarté des propositions de la campagne présidentielle et donc du mandat donné par les Français à Nicolas Sarkozy.

Soiree-second_tour

Il s'agit maintenant de lui donner une majorité à l'Assemblée nationale, sans laquelle il ne pourrait agir. Cela signifie pour nous de conserver la première circonscription de Grenoble-Grésivaudan, qui m'a régulièrement renouvelé sa confiance, y compris dans la vague rose de 1997 où j'ai été réélu avec un score de 53%, et en 2002 avec 54,23%.

Je ressens d'autant plus le devoir de me présenter que les observateurs, les élus, les sondeurs, tous estiment que je suis celui (voire le seul) qui a le plus de chances de l'emporter face à la gauche. Une gauche qui fait une progression spectaculaire sur Grenoble, puisqu'un peu plus tard dans la soirée nous apprenons que Ségolène Royal y réalise un score de 58% !

On note en particulier dans les trois cantons de Grenoble (Grenoble I, II et IV) faisant partie de la première circonscription, une progression de plus de 5 points de la gauche par rapport aux scores des législatives de 2002, avec 55% pour Ségolène Royal. Dans le canton de Meylan, la progression (le recul pour nous) est de 2,5 points. Quant au canton de Saint Ismier, où tous les maires et 95% des élus me soutiennent, les résultats avec 60% pour Nicolas Sarkozy sont stables par rapport à mes propres résultats de 2002.

Au total, la première circonscription ne donne qu'une courte avance à notre candidat à la présidentielle, avec 50,68% à Nicols Sarkozy.

Il va désormais nous falloir rassembler, pour que la première circonscription, seule détenue par la droite et le centre dans tout le Sud-Isère, reste dans notre camp, contribue à donner une majorité à l'Assemblée nationale pour l'action du nouveau Président, et nous donne l'espoir d'engager la reconquête de Grenoble où, je le rappelle, il n'y a pas si longtemps en 2001, avec Max Micoud, nous avions rassemblé 49% des suffrages.

vendredi 27 avril 2007

France

Rencontre avec le MEDEF Isère

J'ai rencontré ce matin, à leur demande, les représentants du MEDEF Isère en la personne de son président actuel Monsieur Gérard Lanvin-Lespiau, et un membre du comité exécutif départemental, Monsieur Jean Vaylet.

Notre échange a porté sur les demandes formulées par le Mouvement des entreprises de France à l'endroit des principaux candidats à l'élection présidentielle et des parlementaires du département de l'Isère, les propositions du Medef étant rassemblées dans l'ouvrage de Laurence Parisot : Besoin d'air.

C'est l'occasion pour moi de redire avec force ma conviction que l'approche économique des entreprises, la réhabilitation de la valeur travail, l'objectif du plein emploi en cinq ans, marquaient le clivage fondamental entre l'UMP et le Parti Socialiste. Ainsi, par exemple, l'institut indépendant Rexecode a chiffré à 200 000 le nombre d'emplois qui seraient créés par la seule mesure sur l'exonération des heures supplémentaires, là où le projet de Madame Royal de généralisation des 35 heures en détruirait 200 000...

Rencontre_MEDEF-Isere

Lire la suite

lundi 23 avril 2007

France

Nicolas Sarkozy passe le premier tour haut la main

La permanence était trop petite pour accueillir tous les sympathisants que Richard Cazenave avait réunis pour découvrir, autour d'un buffet amical, les résultats du premier tour de l'élection présidentielle.

Tous ont salué la forte participation et le score remarquable de Nicolas Sarkozy au niveau national ; mais beaucoup ont également souligné le fait que, sur Grenoble, la confiscation de la campagne de Nicolas Sarkozy par le Président de l'UMP38, voire son exploitation au seul profit personnel de ce dernier, tire vers le bas le candidat de la droite.

Une nouvelle bataille s'engage pour le second tour, qui appelle au rassemblement de tous ceux qui refusent les vieilles recettes relookées du parti socialiste et aspirent à retrouver une dynamique de croissance, de travail et d'emploi, et le respect par tous des valeurs communes dans notre pays.

1er tour

Retrouvez ci-dessous le communiqué de presse de Richard Cazenave, Max Micoud et Matthieu Chamussy, ainsi que les résultats généraux de l'Isère et de Grenoble, les résultats détaillés de la première circonscription (cantons de Grenoble I, II et IV, Meylan et Saint Ismier) et l'actualité media de Richard Cazenave au sujet de ce premier tour.

Communiqué de presse

Richard Cazenave, député de Grenoble, Meylan, Saint Ismier
Max Micoud, Conseiller Général de Grenoble
Matthieu Chamussy, Président du groupe UMP au conseil municipal de Grenoble

Communiquent :

Nous nous réjouissons du score de Nicolas Sarkozy : dans un scrutin marqué par un taux de participation record, qui témoigne de la réalité de notre démocratie, il rassemble dès le premier tour près d'un français sur trois, et crée ainsi une dynamique forte pour le second tour.

Sur le plan local les résultats, voisins du national pour l'ensemble du département de l'Isère, sont plus contrastés lorsqu'on les détaille au niveau de la ville de Grenoble et de l'agglomération.
En effet, par exemple on note avec satisfaction les chiffres sans appel du score de Nicolas Sarkozy dans les cantons de Meylan et de Saint Ismier (38,37% soit 6,9 points de plus que la moyenne nationale) qui sont aussi une forme de reconnaissance du travail accompli dans le Grésivaudan ces dernières années.
En revanche, les résultats sur la ville de Grenoble, avec 26,78% pour Nicolas Sarkozy, sont en recul de 4,7 points par rapport à la moyenne nationale. Cette contreperformance est probablement due à la confiscation de la campagne de Nicolas Sarkozy au seul profit du Président de l'UMP Isère.

Plus que jamais pour le second tour, il convient donc de dépasser les stratégies individuelles pour rassembler véritablement dans l'intérêt général, le 6 mai, dans une dynamique de victoire, une majorité d'électeurs, à Grenoble comme en Isère, comme en France, et poursuivre ainsi le redressement indispensable dans notre pays.
Ce faisant, nous préparerons aussi les conditions des victoires futures aux législatives des 10 et 17 juin 2007, et aux cantonales et municipales de 2008, à Grenoble et dans le Grésivaudan.

Comparatif_local-national

Résultats du premier tour en Isère et dans la première circonscription[1] (PDF)



Actualité media du lundi 23 avril 2007

Notes

[1] source : le Dauphiné Libéré, lundi 23 avril 2007

< 1 2 3 4 5 >